Association de la loi de juillet 1901, le " Comité d'action sociale en faveur des originaires des départements d'outre-mer en Métropole" (Casodom) a été créé en 1956 . Il a obtenu sa reconnaissance d'utilité publique par décret du 4 janvier 1973.
C'est une association dépourvue de tout caractère politique ou confessionnel.
Son objet social est de venir en aide aux originaires des départements d'Outre-Mer de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion" venant résider en Métropole dans le but d 'y travailler ou d'y étudier". Outre cette vocation sociale qui s'exerce de manière diversifiée, le Casodom a lancé à partir de 2005 l'opération "Les Talents de l'Outre-Mer" qui permet de distinguer nos jeunes compatriotes ayant réussi des parcours d'excellence dans l'Hexagone.( voir vocation et action).
Ses ressources proviennent surtout des subventions que lui versent, pour l'aider à mener ses actions sociales dans l'Hexagone, les collectivités publiques (régions, départements et quelques communes) et les organismes sociaux ( caisses générales de sécurité sociale et caisses d'allocations familiales) des quatre départements d'Outre-Mer, et aussi des institutions nationales telles que le ministère des Outre-Mer et LADOM (ex ANT) ainsi que la Mairie de Paris.
Elle est administrée par un Conseil où se retrouvent des originaires des quatre départements d'OUTRE-Mer.
Elle a son siège à Paris et dispose d'une Délégation régionale dans chacun des quatre DOM.
Contrairement à beaucoup d'idées recues, le Casodom n'a pas été créé pour accompagner l'émigration organisée par le Bumidom .
Non seulement celui-ci a été créé en 1963, soit sept ans après le Casodom . Mais l'émigration des originaires des DOM, et tout particulièrement ceux des Antilles, avait déjà débuté une dizaine d'années aprés la fin de la 2ème guerre mondiale, pour ensuite s'amplifier année après année, dans des conditions anarchiques et souvent aventureuses, sous les effets conjugués de la crise économique et de la poussée démographique locales.
Et c'est pour répondre à la désespérance de ces transplantés volontaires, s'étant précipités sans préparation sur les pavés des villes de l'Hexagone, notamment de la Région parisienne, avec des espoirs démesurés dont ils ne tarderaient pas à découvrir , dans le froid et la misère, le caractère illusoire, du moins à court terme (mais beaucoup s'en sont sortis, et l'on trouve des"Talents" d'exception parmi leurs petits enfants!)que l'un de nos illustres prédécesseurs,notre Président fondateur Robert Attuly , alors conseiller à la Cour de cassation, homme généreux, altruiste et visionnaire, a eu la prescience mais surtout la volonté de créer pour ceux qu'il fallait alors considérer comme des exclus, une maison à Paris, leur maison, où ils pourraient trouver chaleur, soutien et réconfort : c'est l'origine de la création du Casodom, en 1956 rappelons-le.
Il va de soi que lorsque cette émigration, d'abord volontaire, s'est organisée et a été encouragée sous l'égide du Bumidom, celui-ci s'est tout naturellement tourné vers le Casodom, alors la seule organisation structurée oeuvrant en faveur de nos compatriotes venus s'installer dans l'Hexagone, pour offrir un accompagnement social à ces migrants. Ce qui n' a pas empêché le Casodom, pendant la même période, de soutenir aussi des personnes venues ici tenter leur chance hors des filières organisées du Bumidom, donnant ainsi crédit à la formule d'un célèbre chef d'Etat Africain, selon laquelle "on n' arrête pas la mer avec ses bras" !
Et c'est sans surprise qu'il faut constater qu'après cette période d'émigration organisée, qui à l'époque avait conduit le Casodom à mettre en oeuvre certaines compétences de service public ( notamment en se voyant confier la distribution de billets de transport aériens), notre organisation , après une période de flottement , mais vu la persistance des attentes sociales émanant de nos compatriotes, s'est ressaisie pour s'adapter aux circonstances nouvelles.
Au point que notre Association, la seule à notre connaissance dans le monde ultra-marin qui ait obtenu depuis aussi longtemps la reconnaissance d'utilité publique, continue à bénéficier du soutien actif et fidèle de ses partenaires financiers
Tous ces partenaires ont bien conscience de notre très forte utilité sociale car ils nous connaissent . Mais ils savent aussi la visibilité de notre positionnement dans le domaine qui est le nôtre: les services sociaux de toute la France nous envoient des signalements sur ceux de nos compatriotes qui éprouvent des difficultés, et nous nous efforçons de répondre à leurs attentes. ( voir l'activité du service social en annexe du rapport moral 2011)
Car s'ils ont pu évoluer dans leur expression depuis l'origine du Casodom, les besoins fondamentaux subsistent :difficultés financières de tous ordres, difficultés d'insertion au sens large, sentiment d'isolement, mirage du retour au pays, sans compter l'entrée en vieillesse des plus anciens, loin de leurs bases, et les problèmes que rencontrent ceux de la deuxième voire de la troisième génération. Et c'est parce que eux aussi nous connaissent que d'eux-même, nos compatriotes s'adressent à nous, spontanément.
Ce n'est pas seulement par la pertinence de ses réponses à ces attentes que notre association reste crédible. C'est aussi par le "sérieux" , la rigueur et la transparence de sa gestion, et sa volonté d'inscrire son action dans la durée, que le Casodom peut, dans un cercle vertueux , inspirer confiance, à la fois à nos compatriotes en difficulté qui n'hésitent pas à nous solliciter, aux prescripteurs sociaux de l'Hexogone qui nous les signalent, et à nos partenaires financiers qui savent qu'à travers nous, leur soutien sera utile à nos compatriotes, sans déperdition aucune.
